Le maître d'apprentissage doit ensuite créer les conditions d'une bonne intégration de la nouvelle recrue. Il est utile de constituer un dossier avec les supports de présentation de l'entreprise et du service et les documents de travail utiles au quotidien. Le tuteur doit aussi informer de l'arrivée de l'apprenti, ses collaborateurs directs amenés à travailler avec lui. Il faut notamment bien préciser la spécificité de son statut au sein de l'entreprise : il est un salarié à part entière, à la différence du stagiaire, mais bénéficie d'un accompagnement personnalisé.

Enfin, le maître d'apprentissage doit prendre le temps de réfléchir aux compétences qu'il souhaite transmettre à l'étudiant. Il doit notamment les hiérarchiser pour déterminer dans quel ordre il les enseignera.

Adapter l'organisation aux impératifs de l'apprenti

Les difficultés d'organisation du travail de l'apprenti sont variables en fonction du rythme de l'alternance prévu par le CFA. Il peut ainsi être délicat de lui confier un dossier qui nécessite un suivi quotidien s'il est absent un ou deux jours par semaine. L'organisation du service doit être ainsi être adaptée, en faisant attention à ne pas tenir l'apprenti à l'écart en planifiant, par exemple, des réunions importantes en son absence. A l’issue d’une période au CFA, chaque retour en entreprise doit faire l’objet d’un entretien pour un échange réciproque d’informations : l’apprenti relate son parcours universitaire, le maître d’apprentissage livre tous les éléments qui ont fait l’actualité de l’entreprise pendant son absence. Enfin c’est lors de cet échange que les objectifs pédagogiques de la nouvelle période sont fixés.