1. Dans l’univers de la Banque-Assurance, les métiers sont très administratifs
Plus de 70% des salariés de ce secteur d’activité exercent un métier à vocation commerciale. Il s’appuie sur le sens des relations, l’écoute et la capacité à structurer des réponses adaptées aux besoins exprimés par les clients. Mais sans un minimum d’administratif, même sur ces métiers, pas de concrétisation des actions ni de mesure des progrès.

2. Il faut aimer les chiffres
Il faut surtout savoir faire parler les chiffres. Tous les outils les plus performants ont déjà été développés, donc pas la peine d’être expert en mathématiques. En revanche, sans sensibilité ou intérêt pour la culture financière et économique, difficile d’avoir une bonne perception des contraintes ou facilités dans lesquelles une recommandation va pouvoir s’inscrire.


3. Si je n'ai pas de diplôme, je ne vais pas pouvoir évoluer dans l’entreprise

Le diplôme atteste l’acquisition de connaissances et d’aptitudes, souvent théoriques, acquises en suivant régulièrement un cursus de formation donné. Mais la valeur de l’individu s’éprouve sur le terrain, par la mise en œuvre de ses connaissances de manière opportune et efficace. Le diplôme n’est donc pas un critère automatique de promotion.  

L’évolution de carrière se réalise sur la vérification de l’implication, de la culture du résultat, de l’ancrage progressif et récurrent des compétences.


4. Y a-t-il un accès pour moi à la banque sans diplôme commercial ou formation bancaire ?

Les acteurs du secteur de la Banque-Assurance consacrent un budget très important à la formation de leurs collaborateurs, y compris pour les étudiants issus de filières de formation atypiques. Aucun parcours initial n’est exclu. Ce qui est primordial, c’est la sensibilité au métier, (aisance relationnelle, appétence pour l’économie et la culture financière…) la motivation, l’envie  d’avancer.


5. C'est un milieu austère

Ce n’est pas un milieu austère, mais un milieu qui porte des codes. Il gravite autour d’un sujet qui reste délicat dans la culture française, l’argent. Reposants sur le lien de confiance qu’il faut créer avec le client, les métiers de la Banque-Assurance s’exercent avec sérieux, mais sans pour autant se prendre au sérieux. Ils gravitent autour de la relation de proximité qui s’établit avec les clients pour les accompagner dans la préparation et la concrétisation de leurs projets de vie. Ils s’exercent au sein d’une équipe soudée, au service des intérêts de la clientèle et de l’entreprise.


6. Les conseillers de clientèle sont des conseillères

Il faut séduire son client, certes, mais avec les atouts de l’offre produit ou service. Il est plus important de lui inspirer confiance ! Les responsables des Ressources Humaines des établissements bancaires ont le souci de respecter la parité dans la mise en œuvre de leur politique de recrutement. De belles réussites de parcours professionnels en résultent, quel que soit le sexe. Et si certains postes de direction semblent encore très masculins, c’est un ancien héritage qui sera gommé avec le départ massif de salariés à la retraite.


7. Peut-on oser d’autres couleurs que le gris ou le bleu marine ?

Le client nous confie ce qu’il a de plus précieux : son argent et ses grands projets. Il faut gagner sa confiance dès le premier contact. Cette conquête passe par l’apparence, qui doit être rassurante. Les codes gagnent à être neutres, pour mieux faire valoir l’aptitude à apporter la meilleure réponse possible aux particularités et besoins du client.     


8. Il y a une grosse pression sur les objectifs.

Comme dans tous les métiers à vocation commerciale, la performance se mesure quantitativement et qualitativement, en référence à des objectifs fixés lors d’un échange entre le collaborateur et son management. Dans l’entreprise, chacun a une obligation de résultat et pas seulement de moyens. Cette notion responsabilise le collaborateur et l’implique sur la stratégie de développement de l’établissement bancaire qui l’emploie.