Romuald, ancien apprenti Master Banque finance, témoigne
2015-09-16

Biographie:

Après avoir effectué un BAC ES, dont le contenu des enseignements reste assez général, je me suis orienté vers le domaine juridique.
J'ai ainsi effectué 4 années d'étude à la faculté de Droit et Sciences Politiques à Reims, où je me suis spécialisé dans le Droit des Procédures Collectives, et le Droit fiscal.

Après ma première année de Master en Droit, je me suis demandé si j'allais continuer dans ce domaine, où nous abordions la théorie, mais où les aspects pratiques faisaient défaut.

Après quelques recherches je me suis tourné vers le Master Banque Finance en Alternance avec le CFA DIFCAM de Reims, partenaire de la Faculté de Sciences Economiques et de gestion.
L'année passée a étudier dans le cadre de ce Master a été riche d'enseignements, avec un programme théorique complet et de très grande qualité, abordant toutes les composantes nécessaires à l'exercice d'une profession nécessitant une forte expertise, et validé par un diplôme de niveau BAC + 5.
J'ai également pu aborder les enseignements de façon plus empirique, avec l'alternance, qui permet de mettre immédiatement en pratique les connaissances acquises, et d'assimiler réellement l'exercice d'une fonction dans le milieu professionnel, notamment au travers de l'activité commerciale.
Pendant cette année d'alternance je suis monté en compétence, pour prendre, à l’issue d’un an, la fonction de Chargé d'affaires Professionnel Senior.
J'ai exercé ce métier passionnant et varié pendant trois ans, mêlant sens du commercial, et précision de l'expertise.
Après ces 3 ans, et donc 4 ans à l’issue de mon Master, je suis aujourd'hui, à 26 ans, Directeur Adjoint d'une agence de 25 personnes, avec pour perspective de prendre dans quelques mois, mes fonctions de Directeur d'Agence.

- Ressentez-vous au sein de l’entreprise une différence par rapport aux embauchés en candidature spontanée ?

 Je ressens aujourd'hui une différence par rapport aux embauchés en candidature spontanée, et l'apprentissage durant le Master Banque Finance n'y est pas étranger. Le fait de pouvoir exercer l'activité bancaire en apprentissage, avec une année de formation rémunérée reste un confort, et permet de mieux appréhender les caractéristiques des métiers de la Finance, qui demandent tous une curiosité intellectuelle non négligeable. Cette année d'étude alternée représente une réelle plus-value, grâce au tuteur professionnel qui accompagne l'étudiant et le fait monter progressivement en compétence.

 J'ai de plus, l'opportunité de travailler aujourd’hui au sein du Crédit Agricole du Nord Est, qui accorde une grande place à la formation de ses collaborateurs, et qui a facilité l'assimilation de mes connaissances.
La qualité de la formation permet également d'appréhender les dossiers de financement avec une expertise pointue, et m'a beaucoup aidé car je n'avais jamais fait de comptabilité avant le Master, et savait à peine ce qu'était un compte sur livret. Les matières enseignées regroupant l'ingenierie financière, la gestion patrimoniale, la comptabilité, le droit, les mathématiques financières et le marketing forment un package complet, utile à tous moment dans l'exercice de mon métier, et je pense réellement avoir aujourd'hui, une capacité d'analyse plus poussée, et une connaissance générale du milieu bancaire plus complète qu'un jeune embauché.

- Quelle est la réalisation dont vous être le plus fier dans l’entreprise ?

La réalisation dont je suis le plus fier aujourd'hui ne se mesure pas seulement au travers d'une opération.
En trois ans, j'ai eu l'occasion de monter plusieurs dossiers de financement, et de participer à la création de quelques uns des plus beaux projets professionnels du secteur géographique où j'ai exercé, en plein coeur du vignoble Champenois.
La satisfaction de se dire l'on a batît le succès d'une belle structure professionnelle, lorsqu'on passe devant, c'est cela, qui vous emplit de fiérté.

Il s'agit de projets avec des montants conséquents,  des montages juridiques d'entités complexes, et de l'ingénierie financière.
Je pense au financement de chateaux, faisant chambres d'hôtes, projets risqués mais interessant.
Je pense également à certaines valorisations de Fonds Propres, où les montants restent conséquent (et se mesurent en millions), mais où là encore, les connaissances acquises pendant l'année d'enseignement m'ont été indispensables.

Je reste evidemment fier de ces réussites, mais aussi de mon intégration dans le milieu professionnel bancaire, et de mon ascenscion professionnelle au sein du Crédit Agricole du Nord Est.

- Quelles  « fausses » idées reçues aviez-vous sur le secteur Banque-Assurance ou sur  la vie en entreprise, avant votre parcours en alternance ?

J'avais de fausses idées reçues sur la vie en entreprise en général, et bien sûr y compris le secteur Banque Assurance.
Je pensais effectivement que l'intégration dans le milieu professionnel pouvait se faire très rapidement et sans difficulté, parce que le diplôme constituait sûrement un passeport nécessaire et suffisant.
Avec le recul, je mesure l'importance d'avoir des connaissances générales sur le secteur professionnel que l'on est amené à assimiler, pour pouvoir débuter sans difficultés, avec la méthodologie que confère la pratique au quotidien.
Ceci se vérifie d'autant plus dans le secteur Banque Assurance. Les connaissances doivent être d’un très bon niveau dès le début, afin de pouvoir répondre aux attentes des clients, qui sont également très bien informés sur le domaine bancaire.
La vraie valeur ajoutée qu'un conseiller financier peut apporté à son client, reste la capacité à lui trouver LA solution, parfois originale, dans un délai convenable, sans aller directement au plus facile.
Le fait d'avoir une connaissance globale du secteur bancaire, de transformer les connaissances en compétences, sans pression, sur une année en contrat d’alternance reste un véritable atout.

- Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui envisage l’apprentissage dans le secteur de la Banque Assurance ?

Il faut être curieux.
Il s'agit d'un secteur en perpétuel mouvement, qui nécessite des connaissances de plus en plus affinées.
Cette formation nécessite donc un peu d'investissement personnel, ce qui se révèle être plutôt intéressant car cela permet également de comprendre plus facilement au quotidien les événements macro ou micro-économiques.

Il faut également être volontaire.
Le master donne l'occasion à l'étudiant  de rédiger un mémoire, en apportant des solutions nouvelles à l'entreprise.
Le jeune ne doit pas hésiter à intervenir en amont en sollicitant son tuteur, à se porter volontaire sur une action dès qu'il s'en sent capable.

Enfin, il ne faut avoir aucun préjugé sur la capacité à exercer un métier dans le secteur de la Banque Finance.
Le sens du relationnel, la rigueur et la curiosité permettront d'intégrer un établissement financier, et d'exercer un métier qui conviendra.
Il s'agit d'un secteur qui propose une multitude de métiers, où chacun peut trouver un vrai parcours professionnel très varié, source d’épanouissement.
Enfin avoir suivi en amont un cursus différent de celui de la finance-comptabilité n'est pas un frein, mais plutôt un atout : allier un Master Banque Finance à un autre parcours, c’est mettre en avant sa capacité d’adaptation, qualité indéniable à l’exercice de la profession.